Collages VS Photomontages – Second Round

Erwan Soyer – Tiki
Source : erwan-soyer.tumblr.com

Après mon article sur les origines du collage à retrouver ici, me revoilà avec un nouvel article qui fait la part belle à la nouvelle génération.
Point ou peu de positionnement politique ici mais plutôt des belles histoires, de l’humour et des rêves éveillés.
Ce que je trouve assez drôle avec le travail des artistes de cette nouvelle génération, c’est, que leurs collages soient inspirés ou non des productions antérieures, ils gardent toujours un côté « vintage » et sont souvent difficiles à dater, notamment grâce à l’usage quasi exclusif d’images issues de magazines anciens.

Trêve de bavardages, on commence avec un artiste que j’ai eu bien du mal à ranger. Nouvelle génération ou ancienne, à vous de choisir.

Jen Ullrich - Flieger Nr.57 NotosaJens Ullrich – Flieger Nr.57 Notosa
jen ullrichJens Ullrich – Flieger Nr.02 Taurus

Jens Ullrich réalise des collages depuis une quinzaine d’années. Pour cette série d’images grand format intitulée « Flieger », il mêle systématiquement deux types d’images : des photographies couleurs d’athlètes et des photographies en noir et blanc de statues de l’antiquité, découpées grossièrement.
Sports modernes et statuaire classique s’opposent et se retrouvent dans un audacieux mélange de corps en tension et de sculptures à la froideur imperturbable.

Beth Hoeckel – Moonrise (Série Point of View)

Beth Hoeckel – Relentless Corridors (Série Point of View) / Beth Hoeckel – Waffle (Série Evidents)

C’est grâce à Beth Hoeckel que je me suis intéressée à cette nouvelle génération. J’ai découvert son travail il y a quelques années sur Rookie, le blog très teenager (mais hyper inspirant à l’époque) de Tavi Gevinson.
J’aime beaucoup son univers surréaliste et onirique qu’elle développe toujours en séries cohérentes à l’image de la très chouette Point of View. Dans cette série, les silhouettes sont toujours de dos, face à un paysage un peu étrange, et je me plais à imaginer les expressions qu’elles pourraient arborer.
J’ai aussi un petit faible pour ses séries Contents ou Chroma, des accumulations d’éléments et d’objets rangés tantôt par thématiques, tantôt par couleurs.

eugenia loli2 Eugenia Loli – Is There a Prize at the End of All This ? (Série Farscapes)

Eugenia Loli – Normalization (Série Mind Alteration) / Eugenia Loli – Rising Mountain (Série Disappearing Acts)

On continue dans la famille surréaliste avec le travail d’Eugenia Loli. D’abord informaticienne puis réalisatrice, ayant vécue en Grèce et en Allemagne avant de s’installer en Californie, l’artiste aux multiples facettes a développé un univers riche et coloré qui oscille entre humour qui fait vraiment rire et humour noir. Ses collages, systématiquement réalisés sur photoshop, paraissent souvent à la limite de l’absurde alors qu’en réalité, ils ont un sens que le titre contribue parfois à éclairer.

Sarah Eisenlohr – Decor (Série Renewal) / Sarah Eisenlohr – Walk on the Beach (Série Mapping)

Toujours dans la famille surréaliste, au tour de Sarah Eisenlohr. Ce que j’aime dans les collages de Sarah, c’est qu’ils sont empreints de calme et de poésie. En mêlant souvent paysages et personnages, tous issus d’anciens exemplaires de National Geographic, la jeune femme, originaire du Montana, cherche à interpeller sur l’impact de l’homme sur la nature.

nadine boughton - sea adventure - true serieNadine Boughton – Sea Adventure (Série True Adventures in Better Homes) Nadine Boughton - True Adventures serie - evening newsNadine Boughton – Evening News (Série True Adventures in Better Homes) Nadine-Boughton - the pleasures of modern living serie - one giant stepNadine Boughton – One Giant Step (Série The Pleasures of Modern Living)

On reste dans le rétro avec le travail de Nadine Boughton qui joue avec les clichés de l’Amérique des années 50 en mixant magazines d’aventures destinés aux hommes et magazines de décoration et catalogues de produits pour la maison, destinés aux femmes. La femme au foyer parfaite se retrouve ainsi propulsée dans un monde peuplé d’embûches tandis que bêtes sauvages, pin-ups et pirates envahissent les intérieurs typiques de l’époque.

Jesse Treece – Heavenly Bodies / Jesse Treece – The Green place

Jesse Treece – Is this the place that they call Paradise ? / Jesse Treece – Beach House

Les oeuvres de Jesse Treece, quant à elles, ne sont pas classées par série mais oscillent entre deux univers bien différents. D’un côté, des collages qui tendent un peu vers la science-fiction pleins de paysages futuristes, d’architectures mystiques et de symboles en tout genre. De l’autre, des collages plus « classiques » qui jouent avec les proportions et mêlent les décors d’une certaine banalité de la vie.

sammy slabbinck - dive inSammy Slabbinck – Dive In

sammy slabbinck - insightSammy Slabbinck – Insight

richard vergez - DEPARTURE_laptopRichard Vergez – Departure

Richard Vergez – Surf Up / Richard Vergez – Undercurrent

On termine avec les collages de Sammy Slabbinck et Richard Vergez. Tous deux travaillent une imagerie plus pop que les précédents même si leurs productions ne s’arrêtent pas là.
Le belge Sammy Slabbinck crée des images fortes dans lesquelles il mélange publicités anciennes et contexte contemporain dans une confrontation entre état d’esprit vieillot et idéaux de notre époque.
Les oeuvres de Richard Vergez, quant à elles, évoquent toujours une esthétique résolument moderne qu’il s’agisse de photo-montages ou de collages sur un fond neutre.

Je vous laisse avec cette image que je n’ai pas pu me résoudre à ne pas mettre dans ma sélection et vous donne rendez-vous pour un troisième et dernier article sur le sujet très vite, en espérant que celui-ci vous ait plu.

Merze Özaslan – Fun
Source :www.merveozaslan.com

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